Le trop d'eau

Voyons donc ensemble, ce qu’il convient de savoir sur les inondations qui touchent le Gard depuis le XIIIème siècle et comment on peut développer la conscience du risque pour adopter les bons réflexes.

Histoire de crues

Notre planète est en train de changer car notre climat devient un peu plus fou chaque année. Les hommes que nous sommes, doivent faire face à de plus en plus de dérèglements climatiques. Parmi ceux-ci, on trouve les pluies intenses, qui conduisent parfois à des inondations meurtrières. Les scientifiques s’accordent pour dire que ces phénomènes naturels sont en augmentation en terme de fréquence, d’intensité et de dégâts occasionnés. En France, les inondations représentent le premier risque naturel majeur et nous le savons tous, le Gard est fortement impacté par ce risque. Il convient donc à chacun d’entre nous, de connaître et de comprendre le risque inondation, de savoir où se renseigner sur les risques et de se tenir prêt pour leur faire face. Chaque citoyen peut être acteur de sa sécurité et de celle de ses proches, mais pour cela, il faut adopter les bons comportements, facteurs indispensables lorsque l’on se retrouve dans une situation délicate.

Histoire des crues à Nîmes

Au cours de son histoire, la ville de Nîmes a subi de nombreuses inondations.

Le 29 août 1399 : la ville est envahie par l’eau, les murailles sont abattues, c’est le chaos général.

Le 9 septembre 1557 : des immeubles et des ponts sont abattus à la suite de l’inondation. On relève 1,80 m d’eau stagnante dans la cour du Collège des Jésuites.

Le 29 octobre 1863 : il y a 1 m d’eau dans les rues du quartier route d’Uzès, les maisons sont envahies par l’eau et deux morts sont retrouvés.

Le 9 septembre 2002 : une inondation des cadereaux provoque 1 mort. Il est tombé 240 mm d’eau en 27 h. On mesure 50 cm d’eau dans le quartier Richelieu.

Le 10 octobre 2014 : les cadereaux de Nîmes sont inondés.

 

Un phénomène météorologique est souvent à l’origine des inondations à Nîmes, c’est l’épisode cévenol.
Un épisode cévenol est caractérisé par l’accumulation de nuages qui viennent de la Méditerranée. Ces nuages sont bloqués sur les montagnes des Cévennes. Au cours d’un épisode vraiment intense, la moyenne des quantités d’eau est comprise entre 200 et 400 mm.

Auteurs : César B / Chloé Q / Issam E.M (Ecole Castanet)

Les cadereaux inondent la ville.
Les cadereaux inondent la ville.

Les repères de crues

Qu’est-ce qu’un repère de crue ?

Les repères de crue sont des marques réalisées par l’homme pour montrer le niveau atteint par une crue.
Ces marques sont généralement des plaques rondes.
Elles contiennent des informations diverses : parfois, il n’existe qu’un trait avec la hauteur de la crue, quelquefois il est fait mention de la date de la crue.
Un macaron officiel a été défini au niveau national, pour l’ensemble du territoire.
Ces marques sont des souvenirs, elles nous permettent de connaître la hauteur et la fréquence des crues.

Auteurs : Mohamed K / Adam A / Ayman O / Alessandro G / Noham M.G (Ecole René Char)

Le repère de crue, un moyen de conserver la mémoire de l'inondation.
Le repère de crue, un moyen de conserver la mémoire de l'inondation.
Le niveau de la crue de 1988 (Av. F. Roosevelt).
Le niveau de la crue de 1988 (Av. F. Roosevelt).

Le risque d’inondation

En cas d’inondation, il faut laisser les enfants en sécurité à l’école ou à la maison, fermer les portes et les fenêtres en conservant une issue de secours, monter ou se réfugier dans les étages en hauteur, ne pas prendre la voiture, couper l’eau, le gaz et l’électricité, écouter la radio pour connaître les consignes à suivre et téléphoner seulement en cas d’urgence.
On aura besoin d’un kit de survie en cas d’urgence. On prendra de la nourriture : des bouteilles d’eau, des boîtes de conserve pour conserver la nourriture plus longtemps, des fruits secs et des barres de céréales. Et pour le reste on aura besoin d’une radio, d’argent, de papiers d’identité, d’une lampe à dynamo, d’une couverture, de médicaments, de vêtements de rechange, d’un téléphone portable et d’une batterie externe. Il y a d’autres risques auxquels on peut être exposés à l’école comme les feux de forêt, les tempêtes, les cyclones, les séismes, les glissements de terrains, les attentats ou les intrusions.

Auteurs : Nihale K / Lilia S / Liliane D (Ecole Castanet)

Laisser les enfants en sécurité à l'école.
Laisser les enfants en sécurité à l'école.

Les cadereaux

Origine des cadereaux

La ville de Nîmes est bâtie en dessous d’un vaste plateau calcaire (le plateau des Garrigues) qui culmine à plus de 200 mètres au-dessus de la ville.
Des ruisseaux descendent de la garrigue. Ils se remplissent et débordent lors d’épisodes pluvieux intenses : ce sont les cadereaux.
La Ville de Nîmes est traversée par les deux principaux d’entre eux : le cadereau d’Alès (et son affluent le cadereau de Camplanier) et le cadereau d’Uzès.
Les crues de ces cadereaux sont très fortes et rapides ce qui laisse peu de temps à la ville pour alerter la population.
Ensuite, les cadereaux se jettent dans le Vistre qui se deverse en mer vers le Grau-du-Roi.

Auteurs : Kays U / Zine C / Anès M / Adam M / Redouane B (Ecole René Char)

 

Pourquoi agrandir les cadereaux ?

Le 3 octobre 1988, jusqu’à 420mm de pluie s’abattent sur la ville de Nîmes.
14 millions de m³ d’eau traversent la ville provenant principalement des cadereaux d’Alès et du cadereau d’Uzès. Bilan de cette catastrophe : 9 morts.
Depuis 1988, la ville de Nîmes et ensuite la communauté d’agglomération Nîmes Métropole ont multiplié les actions de prévention des inondations, notamment les cadereaux et des bassins de rétention.
Un cadereau, c’est un petit fossé qui amène les eaux depuis les collines jusqu’au Vistre, qui se jette ensuite dans la mer.
Quand il pleut, les lits des cadereaux se remplissent et peuvent devenir de véritables torrents qui se déversent sur la ville.

Auteurs : Noemie C / Tesnim G (Ecole René Char)

 

 

Qu’est-ce qu’un risque majeur ?

Deux cadereaux passent directement près du centre-ville, il s’agit des cadereaux d’Uzès et d’Alès / Camplanier.
Pour mieux comprendre comment évaluer le risque, on prend en compte plusieurs facteurs :

aléa + enjeu = risque majeur

  • Un aléa est un phénomène d’origine naturelle ou causé par l’homme.

  • Un enjeu est un ensemble de biens ou de personnes susceptibles d’être touchés par un phénomène naturel ou causé par l’homme.

  • Le risque majeur est le résultat de la rencontre de l’aléa et des enjeux sur un même lieu.

Auteurs : Ilhem A / Yasmine B (Ecole René Char)

Le cadereau dans la zone des Costières.
Le cadereau dans la zone des Costières.
Prévention des risques d'inondation à l'école René Char.
Prévention des risques d'inondation à l'école René Char.

Les bassins de retention

Les bassins de rétention

Les bassins de rétention et/ou d’infiltration, sont destinés à retenir temporairement les eaux de pluie après un épisode pluvieux.
Ces eaux sont ensuite évacuées dans la terre (infiltration), vers le système d’eaux pluviales ou dans les ruisseaux.

Ces ouvrages ont de multiples fonctions :
Ils assurent la sécurité des biens et des personnes en prévenant les inondations.
Ils préservent le milieu naturel en retenant une partie de la pollution amenée par les réseaux d’eaux pluviales.
Les bassins de rétention nous aident beaucoup lors des inondations à Nîmes ou dans d’autres villes.

Auteurs : Lotfi B / Sidney G / Naïla B / Firdaws B (Ecole René Char)

Aménagement d'un cadereau aux abords de l'école René Char.
Aménagement d'un cadereau aux abords de l'école René Char.
Le bassin de rétention dans l'école René Char.
Le bassin de rétention dans l'école René Char.

Les différents bassins

Il y a des bassins à ciel ouvert, dont la mise en eau ne se produit que lors d’épisodes pluvieux. On peut voir aussi à certains endroits, des bassins en eau, pour lesquels une certaine quantité d’eau est présente en permanence. Ça peut être un bassin d’agrément, un étang, un lac, un marais ou une petite mare…

Les bassins peuvent avoir différents fonctionnements :
D’abord par rétention : ces bassins disposent d’un volume de stockage suffisant pour diminuer le débit des eaux rejetées vers la ville.
Puis par infiltration : ces bassins sont destinés à infiltrer dans le sol la totalité des eaux qu’ils sont susceptibles de contenir.

Auteurs : Lina C / Lucas G / Ismail B / Vince D (Ecole René Char)

 

 

Les bassins et cadereaux de Nîmes

Le bassin des Antiquailles : 15 ans de travaux pour cette carrière de 6 hectares qui va devenir le plus grand bassin de rétention d’eau de la ville. Le bassin des Antiquailles, à lui seul, représentera à terme 1 800 000 de m³, soit l’équivalent de 720 piscines olympiques. Sur la ville, il y a 21 bassins qui totalisent 1 000 000 de m³.
La ville de Nîmes a mis les grands moyens pour se protéger des inondations car la population a été traumatisée par le 3 octobre 1988, le jour où des pluies torrentielles ont ravagé la ville. Les inondations ont été aggravées par les cadereaux, qui étaient sous-dimensionnés à l’époque. Ils avaient une capacité très limitée, et donc une fois que ça ne passe plus dessous, c’est venu submerger l’ensemble de la ville. Depuis, on effectue des travaux pour les agrandir. La capacité des cadereaux a été multipliée par dix.

Auteurs : Anas A / Sami C / Rayane M / Adrien S / Kaïs C (Ecole René Char)

Le bassin de rétention des Antiquailles.
Le bassin de rétention des Antiquailles.
Le réservoir de Castanet (dessin de Lina).
Le réservoir de Castanet (dessin de Lina).

L’inondation du 3 octobre

La ville de Nîmes est bâtie sur un plateau calcaire (le plateau des Garrigues) qui culmine à plus de 200 mètres au-dessus du centre-ville (52 mètres aux Jardins de la Fontaine).

Dans la nuit du 2 au 3 octobre 1988, le ciel était chargé de nuages noirs et le sol de la ville était gorgé d’eau à cause des précipitations des jours précédents. Il est alors tombé jusqu’à 420 mm d’eau en moins de 8 heures. Les cadereaux ont débordé avec violence et ont inondé le centre ville.

Le bilan de cet événement :

9 décès directs et 2 autres liés à un crash d’hélicoptère
1 100 commerces et 650 entreprises artisanales sinistrées
41 écoles endommagées
35 km de réseaux d’eau détruits

Les dégâts se sont élevés à 610 millions d’euros.

Auteurs : Lou S.J / Sasha G / Aylin S / Lina Z (Ecole Castanet)

La Maison Carrée sous les eaux.
La Maison Carrée sous les eaux.
Sur les Quais de la Fontaine.
Sur les Quais de la Fontaine.

Le bassin versant du Vistre

Un bassin versant, c’est l’ensemble des terrains où l’eau de pluie tombée rejoint un même cours d’eau. A Nîmes, on parle du bassin versant du Vistre qui est composé de 2 grandes zones géographiques : La plaine du Vistre et les coteaux.

 

La plaine du Vistre

Le Vistre prend sa source à Bezouce et traverse la plaine jusqu’au Canal du Rhône à Sète sur un parcours de 46 km.
Deux cours d’eau (les cadereaux d’Alès et d’Uzès) rejoignent le Vistre en traversant la ville de Nîmes.
La nappe alluviale du Vistre est composée de cailloux sur environ 15 à 20 mètres et recouverte de limons.
Le volume de cette nappe est de 50 à 100 millions de m³.
Cette nappe est vulnérable et subit beaucoup de pollution agricole depuis 20 ans !
Elle peut être captive dans la moitié de son bassin versant.

 

Les coteaux

Le bassin versant du Vistre est aussi constitué de deux pentes calcaires : les Garrigues (au nord) et les Costières (au sud). Le système karstique des garrigues nîmoises, d’une superficie de 410 km², alimente la source de la Fontaine.

En cas de pluie sur le bassin versant, l’eau s’infiltre dans le sol, ce qui permet de stocker une partie de l’excès d’eau. Mais lors de fortes précipitations, cela peut aussi accentuer le phénomène de ruissellement.

Auteurs : Albin L / Marcel R / Camille L (Ecole Castanet)

La nappe phréatique du Vistre.
La nappe phréatique du Vistre.