Des termes du patois sarthois sont éparpillés dans le récit Plis et Sillons, que j'ai utilisés étant jeune, sans que jamais on ne me dise qu'ailleurs on me demanderait de répéter et d'expliquer – dans les faits, on s'esclafferait, on se moquerait, on se détournerait.
Ici, par ordre alphabétique :
Berme : Berge
Bordage, bordager : Dans le Maine, bordage, petite exploitation agricole dont le fermier est le bordager
Mais dès la fin du XIe siècle, semble-t-il, dans certaines provinces de Gaule, comme l'Anjou, le Maine, le Poitou, et peut-être l'Ile-de-France, des ménages paysans vinrent aussi s'établir dans des bordages dispersés parmi les bois. Georges Duby, Guerriers et paysans, 1973
Bouiner : S’affairer plus ou moins nonchalamment
Champagnes ondulées ou Champagne sarthoise : Paysage présentant une succession de courbes et plis arrondis ; à l'ouest du département de la Sarthe, on y trouve des bourgs en fond de vallée sinueuse et sur les hauteurs, autrefois du bocage, aujourd'hui raréfié
Charnie : Petite et Grande Charnie sont des promontoires forestiers à l'ouest de la Sarthe
Charreyer : Transporter quelque chose
Charreton : Voiture à bras
Cossiau : Seau, récipient
Coudrier : Noisetier
Écaler : Arracher une branche en la tirant vers le bas
Gouline : Coiffe de forme plate, portée de manière quotidienne par les femmes sarthoises
Nousille : Noisette, fruit du nousillier (noisetier)
Queniau, queniot : Enfant
Roucher : Ronger
Roussard : Grès ferrugineux de couleur rose avec lequel, entre autres, la cathédrale du Mans a été construite